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des Empereurs furent inutiles, pour les réduire à la commu-
nion de l'Eglise.
Quoiqu'il en soit, les Coptes, si on excepte l'heresie des
Monophysites, c'est à dire de ceux qui croient qu'il n'y a
qu'une nature en Jesus-Christ , n'ont aucune erreur parti-
culiere 5 mais ils conviennent avec les Catholiques , &
avec les Grecs Orthodoxes & Schismatiques , de tous les
autres points qui concernent la Religion. Ils ont seulement
introduit quelques abus parmi leur Rit, dont le principal est
la Circoncision à l'égard des garçons & des filles , non pas
qu'ils l'observent par un commandement Judaïque , ni par
un precepte de Religion : mais par une coûtume qu'ils ont
† e, à ce qu'ils prétendent, des Ismaëlites, & les Ismaë-
tes d'Agar, lorsqu'elle arriva avec son fils Ismaël à fetreb,
dans la terre de Heggias , qu'on nomme presentement la
Me que, suivant ce que dit un de leurs Auteurs , au rapport
de Vansleb. Mais cette histoire est encore regardée comme
une fable.
Il y en a qui disent que les Coptes n'ont adopté ce Rit,
† avoir subi le joug des Mahometans ; & cela pour
e les rendre plus favorables par cette conformité exterieu-
re. ll est neanmoins plus vrai-semblable que ces Chrestiens
d'Egypte, qui composent l'Eglise d'Alexandrie , ont retenu
· quelques-unes des observances Judaïques , qui estoient en
usage dès le commencement de cette Eglise , lesquelles ob-
servances n'avoient rien d'incompatible avec le Christianis-

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ceremonie se fait par une femme Turque dans un bain public, MoInts

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fois, la face & le ventre c "tre terre, estendant les bras en,

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- fois le signe de la croix. Outre ces cent cinquante prostrations,

ils en font encore sept autres à l'Eglise , une avant chaque
Heure canoniale.
Ils partagent le jour en trois parties , l'une est destinée pour
les prieres, l'autre pour la refection , & la troisiéme pour le
ttavail. Les Religieux estrangers sont admis à leur table ; mais
les Seculiers doivent eftre traités dans un lieu particulier,
excepté que pottr des causes raisonnables & qui regardassent
l'utilité du § , le Superieur jugeast à propos de les
admettre à sa table. Le P. Copin dans son Bouclier de l'Euro-
pe, parlant du Convent de saint Antoine, dit que les Religieux
y mangent dans des plats debois, & toûjours dans les mesmes ;
de sorte qu'on ne met jamais devant un Religieux un plat

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assez pour une portion. Il y a bien de † que dans les p

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du rang qu'il tenoit auparavant & de l'office qu'il avoit ; & si celui qui a voulu frapper le Superieur est un des principaux

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