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ne se réserva pas néanmoins la nomination des Chevalier sv

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H E v A une place vacante devou être remplie par lavis de la meil "m* Do R ^eure partie ou de tous les Chevaliers ensemble. II ne con*NiRANCf servad'autreSuperioriténi d'autre droit queeeluide contribuer plus largement qu'eux , aux dépenses qui se dévoient faire à frais communs , de leur fournir les Lettres du Roi dont ils avoient beíoin, & de leur faire fçavoir le jour qu'U partiroit,quand ilfaudroit aller en Angleterre.Mais il ordonna qu'aucundesChevaliers fans son congé ne pourroit entreprendre devoïage ni faire autre chose qui pût l'empêcher da îe trouver au rendez^vous, au tems du combat.

Il-parole que cet Ordre à proprement parler n'étoit qu'un combac à outrance de dix sept contre dix-sept > ou fé» Duehstes sacrifioienr leur vie & leur honneur pour des femmes & peut être pour des concubines , & néanmoins il fut fondé dans l'Eglile de Nôtre-Dame de Paris , en une Chapelleappellée Nôtre-Dame de Grâce, au nom de la sainte Trinité & de saint Michel. Ils s obligèrent de plus, de faire peindre dans cette Chapelle une image de Nôtre Dame avec les armes de leurs maisons & y mettre un fer d'or semblable à eelui qu'ils portoient, mais fait en chandelier afin d'y placer un cierge allumé qui brûlât continuellement jusques au jour du combat. 11s s'obligèrent encore de faire dire à neuf heures tous les Dimanches une Messe haute de la sainte Vierge & une basse à pareille heure , les autres jours , &. pour cela de fournir de Calices > chasubles & autres ornemens nécessaires j & que si c'étoit le bon plaisir de Dieu qu'au combat gênerai ils bâtissent leurs adversaires j chacun d'eux en particulier , non seulement y fondroit sa Messe & un cierge à perpétuité j mais encore s'y feroit représenter avec fa cotte d'armes & les autres armes qu'il avoit en combattant.& même j donneroient les bracelets des vaincus que Dieu leur aurok donnés ce jour-là ou autres de pareille valeur. Cet Ordre dura peu & même les- Chevaliers ne se bâtirent point au jour fixé- A la vérité le Duc de Bourbon passa en Angleterre au tems porté , ou à peu près ,par les Lettres de la fondation > mais en qualité de prisonnier de guerre & non pas de Chevalier du Fer d'or , & il y mourut après dix neuf ans de-çrîfou

Mtmtim cepmuni^uc&far M> de Clairamhauf.

Chapitre ' . Cfdre »tj

LEVRIfR

Chapitre LV I. AU P CH*'

De Bas..

Chevaliers de l'Ordre du Lévrier au Duché de Bar.

L'atï 1416. plusieurs Seigneurs du Duché de Bar s'unirent ensembe & formertnt une Sockté dont la marque étoit un Lévrier aïant à son col un collier où éioienr. écrits ces mots tout un , qu'ils dévoient porter. 11s promirent de s'aimer les uns & les autres, de garder leur parole, de défendre celui d'entreeux dont ils emendroient dire du mal & de l'en avertir. Tous les ans ilsélisoient entre eux un Roi & s'assembloient au mois de Novembre le jour de saint Martin & au mois d'Avril le jour de saint Georges, & si quelqu'un avoit fait quelque faute il en étoit repris par le Roi & par cinq ou six autres de la Société. Ils dévoient se trouver à Cès Assemblées fur peine d'un marc d'argent , à moins qu'ils n'eussent une excuse légitime. Personne nepouvoit être reçu dans la Compagnie que par le Roi, & huit ou dix des plus distingués, & avec l'agrémentdu Duc de Bar, qui promit de protéger & d'aider ces Chevaliers de toutes ses forces. Si quelqu'un faisoit tort ou causoit quelque dommage à l'un de ces Chevaliers, celui qui avoit été offensé devoit en demander justice au Duc de Bar, s'il étoit son sujet, & s'il ne l'étoit pas, il devoit la demander à son Seigneur naturel, avant que de venir aux voies de fait j & en cas de refus, ils étòient obligés de prendre la défense de celui qui avoit reçu du dommagej comme il est plus amplement spécifié dans les Lettres de rétablissement de cette Société, dont voici la teneur.

A tous ceux qui ces f refentes Lettres verront. Nous Thibaut de Blamont, Philbert Seigneur de Beffroymont, Euftache de Conflans , Richard de Hermoifes, Pierre de Beffroymont Seigneur de Rtiffìn , Regnaut du Chaflelet, Evrard du Chaílelet Jonfils, Manfart de Sus,Jean Seigneur d'Orne , Philippes de Noveroy , Ovy de Lendes,Jean de Laire , 'jea.n de Seroncourt , Erlart d'Outtenger ,fean de Beffroymont Seigneur de Sontois , Jean de Ma*etz, & Joffroy de Bajfompiere Chevaliers , JeanSeigneur de Rodemars,Robert de Sarrebruche Seigneur de Commercy , Edo 'ùxrd de Grandprey , Henry de Breul , Mery de la Vaux y feoffroy d'jfpremont, Jean des Hermoifes ,Robert des Tome rilh .Y y

Ordri3" Hermoijes , Simon des Hermoijes , Franque de Leuz.e,Aubry de AuVDi7cHt" Boulanges , Henry DeJ'peneaut, François de Xorbey , Jean de Di Bar. Lou, Hugues de Mandres , Hvart de Mandres , Philiberr de Doncourt, fean de Sampigny , Colin de Sampigny y Arnoul de Sampigny , Alardin de Monfey , Hanse de Neuclin, le Grand Richard a''Afprjmont, Thierry d'' Annols , Thomas d'Outanges, Jaquenm de Nicey , drfaquenin deVillars Efcuy ers. Salut,fçavoir faisons , que nous regardans dr defirans vivre en honneur & en paix, avons avisé que nous ferons ensemble une Compagnie durant /'espace de cinq ans entiers, commençans à la datte des présentés : C'est àfçavoirque nous tous dejjus nom~ me z, avons juré aux saints Evangiles de Dieu,&jur nos honneurs , que nous nous aimerons & porterons foy & loyauté les uns envers les autres , & Je nous fçavons le mal ou domage l'un de l'autre, que nous le detourberons à nos pouvoirs, dr le feront avoir les uns aux autres, ledit tems durant , & cette présente alliance dr Compagnie avons juré envers tous & contre tous , excepté nos Seigneurs naturels dr nos amis charnels, dr durera cinq ans entiers, comme dit efl, dr se nul voulois quelque chose demander dr requérir, nous en venrions a jour dr à droit pardevant notre tres R- P. en Dieu , notre tres redouté Seigneur le Cardinal Bue de Bar, Marquis du Font » Seigneur de Cajfel, lequel notredit Seigneur nous a promis loyaument en Parole de Principie de nous ~ider & conforter de toute fa puissance & de son pays & de t ,ites les choses dessus, envers dr contre tous ceux qui à jour dr à droit ne vouïront venir la il appartient droit par raison, dr ferons un Roi de cette Compagnie, qui durera un an entier, cy nous tous qui ferons de cette Compagnie , porterons un Lévrier , qui aura en son col un collet, auquel fera escript ,\ Tout ung, & tous les ans tienront deux journées,la première a la saint Martin d'y ver, dr l'autre a la saint Georges en Avril, pour avoir s'il y auroit aucune faute en ladite Compagnie, dr fe aucune faute il y avoit elle feroit amendée par le Roy dr par six des autres alliez, dr convenra que chacun soit auxdites journées, fous paine de payer un marc d'argent, auxquelles journées on devroit envoyer Je on avoit exeufation ,foy excuser dr payer fa part des dépens, dr fe tenra la première journée à saint Michel , dr ne peut on mettre aucun en cette Compagnie que ce ne soit parí ordonnance de mondit Seigneur,&par le Roi â'scelle» ensemble huit ou dix des plus grands d'icelle > lesquels feront Ord*» nommez* es Lettres de celuy qui fera commis pour fçavoir ceux lfvkur , au us auroient clu. Et Je aucun jmjoit tort ou domage a l un De Bar. de cette Compagnie, il devroit requérir notredk Seigneur qu il Veut k jour & k droit s'il estait son sujet, dr s'il n'estait son sujet, devra requérir le Seigneur de qu tl jeroitsujet qu'il l eut k jour & k droit devant que on fit oeuvre de fait, dr en cas de refus ,notredit Seigneur devroitaider la Comp igxie jusques k droit. Et nous tous Jerons tenus de servir k nos dépens celui k qui onseroit domage, qui ainsi auroit requis tant que le pays du Duché de Bar & Marquijat du Pont durant dr pour le tems avenir : car Je paravent la datte des présentes, ou paravent ce que aucun fut mis de cette Compagnie aucune guerre efioit commencée , nous ne serons point tenus d'en aider l'un Vautre , comme dit est par la manière qui s'ensuit, C'est k avoir un Banneret k trois hommes d'arme s ^ un simple Chevalier k deux, ejr un Escuyer k ung, huit jours âpres que celui k qui onseroit domage V auroit f ait f çavoir au Roy de cette Compagnie, dr que ledit Roi en auroit requis, & se plus grand force y convenois ou se devroit renforcer au regard du Roy dr de six de ladite Compagnie, & toutes ces dites alliances , nous tous avons faitesér panées par le consentement duditSeigneur dr en fa présence , & iceluy notredit Seigneur nous a promis que se nous avions débat les uns aux autres de nous oir dr garder le droit de chacune partie fans longs procès , comme bon Seigneur doit faire k ses Jujets, & nous lui devons garder Jon bien , Etat dr honneur & prosjìt de toutes nos puissances, comme bons Fasfaux doivent faire k leurs bons Seigneurs > fans feintife ne entrepos aucun, & ne pourra aucun de cette Compagnie prendre ne accepter aucune autre Compagnie ou alliance au préjudice de cette Compagnie icelle durant,Jìnon par la volonté' & consentement de notredit Seigneur. En temoing de ce nous tous avons mis nos feels k ces présentes , & avons supplié & requis notre dit Seigneur que pour plus grande approbation de cette luy plut mettre son fcel k ces présentes.Et nous Loys par la grâce de Dieu Cardinal Duc de Bar,Marquis de Pont, Seigneur de CasfeU k la requeste des dessus nommez, avons fait mettre nojtre Jcel k ces f resentes. Donné k Bar le derrain jour de May Van 1416* Communiqué par M. de Clerambaut.

Ordrisde

lA Chaus

•ï,d*ve- Chapitre LVII.

TOlï DO*

M," Á Des Chevaliers de la Chauffe, de ï Etole d'Or, de saint VlNl,ï* Marc , & du Doge a Vmise.

L'epouvante qu'AIaric Roi des Goths répandit dans toute K Italie l'an 405). donna lieu à la fondation de la Republique de Venise. Plusieurs Familles de différents endroits croïant qu'elles seroient à l'abri de la fureur de ces Barbares dans les Lagunes de Venise, s'y réfugièrent, & y bâtirent des maisons dans les différentes iíles qui s'y trouvoient. Les premières qui furent habitées furent celles de Malamoco, Chioza & Rivalta, & les autres formèrent dans la fuite la superbe ville de Venise. Elle eut premièrement des Consuls dont l'administration fut de peu de durée , Sc puis après des Tribuns, qui s'élisoient tous les ans par le peuple de chaque ifle, qui faisoit alors une Republique séparée, a peu près comme les Cantons de la Suisse, ou les Provinces-Unies des Païs-Bas. Mais parce que ces Magistrats ne ì s'accordoient pas ensemble, & que les Lombards profitoient

de leurs divisions , pendant qu'ils perdoient le tems à contester les uns avec les autres, le peuple ennuïé de toutes ces longueurs , ne voulut plus obéir qu'à un Maître. II créa un Duc, auquel il abandonna la souveraine Puissance » dont U joûissoit depuis plus de deux cens soixante & dix ans. 11 y en cut trois de fuite, jusqu'en l'an 737. que le peuple s'étant encore lassé de ces Ducs, en abolit le nom & la dignité, aïant été si mécontent d'Ur- Sole ou Orse- Spato, le dernier de ces Ducs,que ron l'assassina,pour mettre plutôt fin à sonGouvernement>& auquel on substitua un Tribun des Soldats appellé Magister Militum, & par corruption Mastro-milcs , dont la Charge étoit annuelle. L'élection se fit à Malamoco; & c'est ce qui a donné lieu à Schoonebeck de prendre le nom de cette ville pour le nom du Tribun des Soldats qui fut élu, & à qui il donne le titre de Maître des Chevaliers & de la Noblesse,aïant suivi l'Abbé Giustiniani, qui lui donne ausli ce titre. Mais en prenant Malamoco pour ce Maître prétendu de ces Chevaliers & de la Noblesse, il n'a pas traduit fidellementcet Auteur, qui dit qu'après la mort d'O r se, dernier

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