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fiance que nous ne devons mettre qu'en Dieu seul. Une ■> FrvTs autre Dame aïant résolu de faire en forte que cette maison Pasku*!* fût fondée, elle la remercia encore de ses bonnes intentions. Plus elle vivoít, plus fa confiance augmentoit. Enfin Dieu voulant l'en recompenser, elie mourut le 16. Juin de l'année 1691. âgée seulement de 36. ans, après avoir fou ffert pendant deux ans des douleurs continuelles, dans lesquelles elle donna des preuves incontestables de fa patience & de fa parfaite soumission à la volonté de Dieu. Elle fut enterrée íelon ses desirs,dans le petit cimetière do saint Sulpice destiné principalement pour les pauvres.

La jvlaison du Bon Pasteur est composée de deux sortes de personnes i de filles que l'on nomme sœurs, dont la conduite a toujours été régulière » ôc de filles Pénitentes. Les Sœurs se consacrent gratuitement à la conversion 6c à la sanctification des filles qui font tombées dans le desordre : & les filles Pénitentes pour expier leurs péchez .embrassent volontairement une vie de mortification de travail 8c de retraite. On ne fait point de distinction de païs, ni de Paroisse, on ne demande qu'une bonne volonté > on ne reçoit point de pension quelque modique qu'elle soit 5 on se contente de demander la premier robe, on ne reçoit point non plus de femme , tant que leur engagement subsiste , ni celles qui font enceintes ou attaquées de quelque maladie qui pourroit se communiquer.

Les robes des Filles Pénitentes font de bure ou de gros drap bruni elles font serrées & contiennent deux largeurs de drap, le cou fermé & attaché par une agrafFe. II y a deux plis arrêtez fur les épaules > les manches font larges d'un bon tiers 8c descendent jusqu'au bas du poignet. Elles ont une ceinture de cuir noir , large d'environ un pouce & arrêtée par une boucle de fer noirci. Leur coëffe est d'étamine assez épaisse pour ne pas voir au travers , elle est d'uneaune demi quart: au dessous elles portent une autre coëffe d'étamine cn forme de cornette lonçuededeux tiers & profonde d'un quart, compris le rendouble, dans lequel on met un morceau de bougran noir pour la tenir en état > le repli de cette coëffe est droit ÔC lans aucune avance, afin de bannir entièrement la vanité, d'un habit qui ne prê:he que la modestie 8c la mortification. Elles ont une pointe qui avance fur Emis Du la moitié du front en forme de bandeau, & portent à leur i ° * pas cemture un gros chapelet de bois brun où il y a une croix, fur laquelle est un Christ de cuivre jaune. Elles se servent de bas de laine qu'elles font elles mêmes, & au lieu de souliers elles ont des sandales de bois couvertes de cuir ou de chapeau.

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Les Soeurs qui gouvernent la maison forment comme un corps de Communauté. Elles y peuvent être reçues à l'âge de vingt-trois ans & aprés deux années d'épreuve. Quand quelque Sœur est admise à la pluralité des voix, on marque un jour pour la cérémonie publique de fa réception, à laquelle elle se dispose par trois jours de retraite, pour demander à Dieu la grâce de connoîcre & d'accomplir sa|ainte volonté. Le jour destiné à la cérémonie, elle commence avant la Messe de Communauté le pseaume Aíiferere, qui est continué par le Chœur, pendant qu'elle demeure prosternée. Sur le point de recevoir la sainte Eucharistie, elle prononce ces paroles d'une voix distincte : Sufcipe me[etundum eloquium tuum & vivant , & non confundas me ab expefiatione mea ■> & après qu'elle a communié , le Chœur chante le ~f. Guftate ej videte quantfuavis ejl Deminus > Beatus virqui Jperatin eo. La Messe étant finie, elle embrasse toutes les filles qu'elle doit servir à table au dîner, & ausquelles elle doit ensuite baiser les pieds , pour marquer rengagement qu'elle a pris d être leur servante. Ces Sœurs font habillées comme les Pénitentes, excepté que leurs coëffes font de taffetas, êí il n'y a nulle distinction entre elles & les mêmes filles Pénitentes , soit pour le logement, soit pour la nourriture.

L'utilité de cet établissement a paru si grande, qu'outre les établissemens dont nous avons deja parlé ci dessus , il s'en est fait trois autres à Paris en moins dedixans,qui font sainte Théodore, sainte Valere & le Sauveur.

Vie de Madame de Combéimprimée à Paris en lyoo.Herm» JHist. des Ordres Religieux, Tom. IF. & de ra Marre, Traité de la Police de Paris jTom.I»

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