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DRIEL.

CONGRE. leurs assemblées. Les Conviventi furent d'abord établis dans
GATION DF
SAINT GA-

la Maison de saint Gabriel ; ensuite pour laisser entierement
cette Maison libre aux Confluenti, ils furent transferez dans
un autre quartier , où ils acquirent une maison & firent bâ-
tir une Eglise sous le nom de Tous les Saints. Cette institu-
tution qui fut approuvée par un Bref exprès du Cardinal
François Barberin, Legat à Latere & Vicaire Général d'Ur-
bain VIII. son oncle , tant au spirituel qu'au temporel dans
tout l'écat Ecclesiastique, a cecide particulier qu'elle ne doit
être composée que de personnes Laïques qui aïent un bien
honêre & suffisant pour leur entretien , sans autre confor-
mité pour l'habit que la couleur noire, étant permis à ceux,
dont la qualité le demande, de porter des étoffes de soïe.
Ils peuvent entretenir un ou deux valets pour les suivre
quand ils vont en ville ; mais dans l'interieur de la maison
ils ne sont pas plus à eux qu'au reste de la Communauté.
L'âge pour y être reçu est depuis 18. ans jusqu'à so. Le No-
viciat est de trois ans partagés en deux probations, dont la
premiere dureun an & la seconde les deux autres suivans,au
bout desquels s'ils ont les deux tiers des voix de ceux qui ont
droit de voter , ils sont incorporez à la Congrégation. Ils
sont encore trois ans fans

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avoir voix déliberative , c'est-àdire, qu'ils ne l'ont que fix ans après leur entrée. Cette Congrégation doit être gouvernée par un Chef, sous le titre de Superieur , assisté de quatre Conseillers , qui aussi bien que le Superieur sont élus par la Communauté à la pluralité des voix , dont ils doivent avoir plus de la moitié. Tous les ans on procede à une nouvelle élection ou confirmation , tant du Superieur que des autres, qui disposent de concert des emplois & des offices de la Maison, lesquels ceux qui y sont nommez, sont tenus d'accepter. Telle est la Congrégation de faint Gabriel, où sans être astreint à aucuns veux, chacun s'emploïe sous l'obéïssance du Superieur à procurer le salur du prochain par tous les moïens conformes à son état. Elle fut fondée l'an 1644. & établie à Boulongne l'an 1646. dans le lieu ou elle est encore aujourd'hui. Ce fut aprés ces deux établissemens qui produisirent dès lors, & qui produisent encore aujourd'hui de grands biens, & après une infinité d'autres bonnes æuvres , que le faint Fondateur fut appellé

pour y recevoir la recompense de son zele & de fes

au Ciel

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Frere Cordonnier

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de foilly F

CORDON-
NIERS ET

travaux l'an 1655.& le soixante-dixiéme de son âge, laillant FRERES après lui une grande reputation de sainteté, autorisée depuis par des miracles. Sa vie a été donnée au Public par M. Del- TAILL! UR:. frate, Docteur en l’un & l'autre Droit, & Chanoine de l'Eglise Cathedrale de saint Petronne de Boulogne & imprimée en cette même ville l'an 1704.

Carlo Antonio Delfrate, Vita del Venereb. servo di Dio Cesare Bianchetti Fondator. della Congreg. di S. Gabriele. Herman , Hist. des Ordres Religieux Tom. IV. &les Memoires de Trevoux Juillet 1709.

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Des Freres Cordonniers & Tailleurs,avec la Vie d'Henri

Michel Buch , appellé communément le bon Henri ,
leur Instituteur premier Superieur.
L seroit à souhaiter que dans tous les Corps de Métiers,

y eut plusieurs Communautés pareilles à celles des Freres Cordonniers & Tailleurs,où ceux de chacun de ces Métiers qui voudroient servir Dieu sans s'engager à la vie Religieuse,pussent se retirer pour éviter les débauches,l'avarice& L'ambition (qui font la perte de tant de bons artisans,& y apprendre à se sanctifier par les bons exemples que leur donneroient leurs Confreres. Les Communautés des Freres Cordonniers & Tailleurs établies dans plusieurs villes de France, prirent naissance à Paris par le moïen de Michel Buch Maître Cordonnier, qui en est reconnu pour Fondateur. Ses parens étoient de pauvres artisans, & demeuroient à Erlon, ville du Duché de Luxembourg,dans le Diocese de Tréves. Dès son enfance on reconnucen lui une inclination particuliere à la pieté, avec une solidité & une vivacité d'esprit si extraordinaires, que l'on jugea que ces qualités le distingueroient un jour du commun.

Etant un peu plus avancé en âge, il apprit le mêtier de Cordonnier , & unissant la piecé avec le travail, il satisfiraux devoirs de son apprentissage à l'égard de son Maître, & aux obligations du Christianisme à l'égard de Dieu , auquel il tâchoir de se rendre agreable, par la pratique des vertus dont il faisoit son étude principale. Tout son plaisir les Fê

FRIRE s tes & les Dimanches étoit de visiter les Eglises, d'assisterau ferKORDON, vice divin , & d'entendre la prédication & le Catechisme. Il Taille rs. aimoit la priere,s'appliquoit à la connoissance de soi même, à

mortifier la chair, & à la soumettre à l'esprit : de sorte qu'en peu de tems il arriva à une haute perfection. Il acquit tant de réputation , qu'on lui donna le nom de bon Henri , qui lui est toûjours demeuré,n'aïant jamais dégeneré de sa premiere ferveur.

Comme il étoit jeune , & qu'il avoit besoin de quelque exemple sur lequel il pût regler ses actions, tant à l'égard de Dieu

qu'à l'égard de son prochain , il choisit pour modele faint Crespin & S. Crespinien, Patrons des Cordonniers. Le premier honneur qu'il leur rendit , fut de les imiter, en détachant comme eux son affection des biens de la terre, en renonçant à soi même, & allant de ville en ville, afin de

gagner des ames à Dieu par le moïen de son travail, à l'exemple de ces deux grands Saints , qui étant nobles, s'abbaillerent à faire le mêtier de Cordonnier , pour convertir plus facilement les Païens à la faveur de ce mêtier , qui étant assez incompatible avec la science , ôtoit aux ennemis de Jesus-Christ les soupçons de ce qu'ils entreprenoient pour la gloire de son saint nom, qu'ils prêchoient à ceux qui les recherchoient pour leurs ouvrages. Des modeles fi accomplis de l'amour de Dieu , & de la charité du prochain, firene dans Henri tout l'effet qu'on pouvoit en attendre : car il s'appliqua avec courage à procurer les besoins spirituels & temporels aux Garçons & Compagnons Cordonniers, dont la plûpart, quoique Chrétiens, avoient besoin qu'on leur annonçâc les verités du salut. Il les alloit chercher dans les cabarets, dans les berlans, dans les boutiques , & dans les chambres ; & s'insinuant dans leurs esprits avec douceur, il les entretenoit de saints discours , se servant de paroles sienflammées du feu de l'amour divin, qu'elles penetroient du même feu les cours de ceux qui l'écoutoient. S'il s'en trouvoit qui fussent dans un mauvais état,il ne les quittoit point qu'ils ne lui eussent promis de faire une Confession générale;& les conduisoit au Confesseur ; il les instruisoit, les portoit à fuir les mauvaises compagnies & les occasions du peché, à s'approcher des Sacremens, à s'appliquer à l'oraison, & à se rendre aslidus à l'Office divin, &à la prédication les

Dimanches

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