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VIVANTEN

APPEL

ou par le travail,ou par quelque incommodité. On y a ajoûté CLERCS une quatriéme partie qui regarde la direction de soi-même SIC WERS. & des ames dont on est chargé, & celle là est commune à COMMUN, chaque particulier.

les Barthaa Les jeunes Ecclesiastiques qu’on éleve dans les Seminai. lemites. res sont envoïés aux Ecoles publiques & on leur donne des Maîtres & des Répetiteurs domestiques qui veillent sur leurs études & les dirigent. Ils sont partagés en trois Classes differentes qui font autant de degrés par où ils doivent paller. La premiere Classe, qui est la moindre,elt de ceux ausquels on enseigne les Lettres humaines & les exercices de piece capables de les disposer à l'Etat Ecclesiastique. La seconde est de ceux que l'on fait passer à l'étude de la Philosophie, & ceux-ci promettent de vivre & perseverer dans l'Institut. La troisiéme renferme les Theologiens , les Canonistes & autres qui après avoir reçu les quatre Mineurs & s'être appliqués aux études , sont instruits de tout ce qui appartient à la conduite des ames,& ceux-ci s'obligent à l'Inititut par ferment, de maniere cependant que cela ne les empêche pas qu'avant que de recevoir les Ordres sacrés, ils ne puissent retourner au monde avec la permission des Superieurs , qui soit fondée sur une cause raisonnable & legitime.

Les Superieurs ont grand foin que les jeunes Seminariftes ne loient point oisifs : c'est pourquoi le matin , d'abord qu'ils sont levés à l'heure marquée , ceux des bases Ecoles

ent un quart d'heure à quelque lecture spirituelle. Ceux de la seconde Classe aufli bien que de la troiséme, font une demi - heure d'Oraison Mentale. Ils assistent tous ensemble à la Messe & emploïent à l'étude le reste de la matinée. Un peu avant le dîner ils recitent les Litanies des Saints. Pendant le dîner & le souper , ils lisent par ordre l'EcritureSainte, à dîner l'ancien Testament & à souper le nouveau. On lit aussi le Martyrologe pour le jour suivant, & ensuite l'Histoire Ecclesiastique, les Vies des Saints ou autres Livres semblables. Après le dîner , la recréation étant finie , ils s'exercent au chant , ensuite les Theologiens plus avancés apprennent les cérémonies de l'Eglise , & feremettent après à l'étude. Les Vendredis & Samedis après le soûper on fait un discours spiricuel qui est suivi de la recitation du Rosaire.

SICULIERS

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CLERCS Les Fêtes & les Dimanches on chante la Messe solemneileVIVAN EN ment pour les Seminaristes , qui après le dîner aslistent au COMMON Sermon & à une Ecole spirituelle dans laquelle on leur enBarthele- Teigne la pratique des vertus chrétiennes & morales , & ces

1 lemites,

même jours pendant le souper les Theologiens font tour à tour un Sermon en Langue vulgaire. On les envoïe aux Ecoles publiques dans les lieux ou il y en a , en les avertissant qu'ils doivent être separés des autres. Outre les repetitions particulieres que font les Philosophes , ils sont obligés d'en faire une toutes les semaines publiquement devant les autres. La même chose se pratique à l'égard des Theologiens qui tous les mois , en font aussi une de Theologie morale. Il y a pareillement des jours marqués pour l'explication de l'Ecriture Sainte , pour la répetition de ce qui concerne les devoirs des Pasteurs , & pour l'Ecole spirituelle. Ils mangent tous ensemble dans un Refectoire commun , & la maniere de s'habiller doit êcre uniforme. Quoiqu'elle doive être conforme aux coûtumes des païs , elle doit néanmoins être éloignée de toute vanité, & se ressentir de la modestie clericale.

C'est ordinairement dans les Dioceses de grande écenduë que l'on érab it ces fortes de Seminaires qui doivent être dans le voisinage des Universités où les études fleurilsint davantage. Que s'il ne se trouve point d'Université dans ce païs-là, c'est aux Prêtres de l'Institut à enseigner les Lettres Sacrées & Prophanes. Il y a dans chaque Seminaire un Directeur ou Regent , un Pere spirituel, un Confesseur & un Oeconome. Afin que personne ne puisse sans fondemnent & sans de bonnes raisons , le retirer de cet Institut & abandonner le bien qu'ils auront entrepris , ceux qui aïant été élevés dans les Seminaires sous les loix de l'Institut y auront reçu la Précrise , & ceux qui étant dans les Ordres sacrés y auront été reçus , font entre les mains du Superieur le sermen conventionel dont nous avons parlé.

Dans les Maisons destinées pour les Curés,les Beneficiers & autres Prêtres , tous les revenus provenant des Benefices & de quelque fonction Ecclesiastique que ce puisse être sont mis en commun : & afin que cela soit fidelement executé & qu'il ne s'y passe aucun abus , ils sont obligés de rendre compte en certain tems à leurs Superieurs de ce qu'ils reçoivent

>ECULIERS

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& de ce qu'ils depensent. Voici de quelle maniere doivent CLERCS être emploïés ces revenus. Premierement , chacun en peut vivaNTERS vivre selon que le requiert la bienseance de son état , faire COMMAN, des charités raisonnables , aslister ses pere , mere, freres & Bartheless fæurs qui sont dans la necessicé autant que cette necellité le mites. demande. Il peut même leur faire des legs aprés sa mort, comme aussi aux Eglises qu'il auroit desservies. Seconde. ment ce que leurs Benefices leur rendent au dessus du necessaire doit être laissé , ou pendant leur vie ou après leur mort pour les besoins communs de l'Institut ; c'est à dire, pour l'entretien des Prêtres cassés de vieillesse, ou que quelques autres raisons rendent incapables des fonctions Ecclesiastiques, de ceux qu'on a mis en pénitence , des infirmes, & de ceux qui n'ont pas en Benefices des revenus suffisans pour aslister leurs pauvres parens. Si après cela il reste encore du fuperflu, il doit êcre appliqué au Seminaire des jeunes Clercs pour les faire subfifter honêtement, conformément aux Regles de l'Institut , ou à l'entretien de ceux qui ont des Cures dans des villages dont les revenus sont modiques pour le tems seulement qu'ils sont Membres de l'Institut. . Excepté le cas de necessité & de l'impossibilité du lieu,personne ne doit être exposé seul dans les fonctions Pastorales, ni dans les Colleges où on éleve les jeunes Clercs &i les Pretres, dans lesquels ils doivent être au moins deux.

Les Maisons destinées pour les vieux Prêtres, & les autres qui ne sont plus capables des fonctions pastorales , peuvent encore servir à d'autres usages;comme à faire les Conferences du Diocèse, à des retraites , & autres exercices de pieté. Elles peuvent aussi servir de Seminaires pour ceux qui sont promûs aux Ordres sacrés, dans les lieux où il n'y en a point, ou lorsqu'on ne peut les placer faute de com nódité, dans ceux où on éleve la jeunesre. Les Ordinaires peuvent s'en servir pour y exercer de plus en plus les Prêtres dans la connoissance & la pratique de ce qui regarde le soin des ames , pour y mettre les Curés qu'ils jugent à propos de priver pour un tems de leurs Cures, & pour y mettre en penitence les Prêtres scandaleux, qui y doivent demeurer dans un quartier séparé de celui des vieillards & des autres. Ceux qui sont propres à des Missions dans les païs Infideles ou Hérériques, peuvent s'y sacrifier , d'autant plus volontiers,

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Cursos qu'ils sont assurés de trouver dans ces fortes de Maisons une SICULIERS retraite douce & commode, pour y passer le reste de leurs COMMUN“, jours,quand ils seront accablés de vieillesse & d'infirmité; & APPELLE'S ces Maisons sont ordinairement la demeure des rélidens du les Barthelemites, Diocese, & des autres personncs qui leur servent de conseil.

Les Superieurs qui ont la direction de cet Institut, sont le premier Président, qui doit avoit soin de maintenir l'uniformité de la discipline,& étendre cette maniere devie dans d'autres Provinces. Il est soûmis au faint Siege , auquel il doit preter serment de fidelité & d'obéissance, de même que les Présidens subalternes doivent le prêter chacun à l’Ordinaire dont ils dépendent. Le Président Archidiocefain doit veiller sur tout l'Archevêché ; le Président d'un Evêché sur tout le Diocese; un Doïen Rural dans son distric; un Curé dans fa Paroise; chaque Beneficier Chef de Communauté dans l'étenduë de la jurisdiction, & ainsi des autres qui ont quelque direction ou intendance particuliere. Ils peuvent tous exercer les fonctions de Vicaire général, de Doren Rural,ou quelqu'autre Office que ce soit, lorlqu'ils sont députés pour cela de leur Evêque. Les Superieurs de quelque distric ou décanat que ce puille être , y ont sous eux tous les Prêtres, Curés & autres Ecclesiastiques de cet Institut: ils en visitent tous les lieux deux fois l'an, & rendent compte de ces visites au Président Diocésain. Ce Président a le soin & l'intendance par tout le Diocese sur les mêmes Prêtres ou Clercs de l'Institut, qu'i doit visiter une fois l'an; & la visite finie, il en fait rapport à l’Ordinaire. Tous les ans auf le même Président , du consentement de l’Ordinaire, doit s'assembler avec tous les Superieurs du distric decanal pour traiter des affaires qui regardent l'Institut, tant pour le spirituel que pour le temporel. On prend dans ces Assemblées les mesures les plus convenables pour faire observer les Reglemers; & les resolutions aïant été prises & approuvées par l'Ordinaire, les Superieurs des Decanats étant de retour chez eux,. les font executer dans leurs propres Maisons , & dans celles qui ont été commises à leurs soins & à leur direction.

Constitution. & Exercit. spiritual. Clericorum in communi viventium. Jacque-Antoine Valauri, Abregé de l'Institut du Clergé vivant en commun i & Carlo. Bartholom. Piazza, Eusevolog. Rom.part. 2. Trat. II. cap. 17.

FILLES DE Y LA CROIX.

CHAPITRE X V I I.

Des Congregations des Filles de la Croix. I 'An 1625. un Maître d'Ecole de la ville de Roye en L Picardie, aïant attenté à la pudicité d'une de ses Ecolieres, les plaintes en furent portées au Doïen du Chapitre de cette ville , qui étant auili Grand- Vicaire du Diocese d'Amiens, fit un châtiment exemplaire de cet attentat, & s'empresa de chercher les moïens de remedier à un tel abus; ce qu'il n'eut pas beaucoup de peine à trouver : car quatre filles vertueuses qui travailloient en couture s'étant offertes pour instruire les jeunes personnes de leur sexe, on leur en confia le soin ; & ces quatre filles formerent alors entre elles une petite Communauté , sous la direction de M. Guerin, l'un des Curés de cette ville, qui leur prescrivit des Reglemens. Mais à peine fix semaines s'écoulerent, que le Demon jaloux des grands biens qu'elles faisoient par la bonne éducation qu'elles donnoient aux jeunes filles, leur suscita & à leur Directeur des persecutions qui durerent jusqu'en l'an 1636. que les guerres & leurs propres affaires les obligerent d'abandonner la ville de Roye,& de se refugier à Paris,où le Pere Lingendes Jesuite les adressa à Madame de Villeneuve, Marie Luilier, veuve de M. Claude Marcel, Seigneur de Villeneuve le Roi, & Maître des Requêtes ordinaire de l'Hôtel du Roi. Cette Dame, que saint François de Sales avoit sollicitée plusieurs fois d'établir une Communauté de Filles Seculieres qui s'emploïassent à l'instruction des personnes de leur sexe , regardant cette occasion comme favorable pour l'execution de ce dessein, reçut ces filles avec joïe, & les mit dans une Maison à Brie-Comte Robert, éloignée de Paris de fix lieuës. Quelque tems après elle alla demeurer avec elles ; & pour donner moïen à ces filles d'exercer plus utilement la charité envers les personnes de leur sexe, en les instruisant & les portant à la pieté, elle les envoïoic de tems en tems en divers lieux , où pendant le peu de sejour qu'elles y faisoient, elles s'emploïoient à cette instruction avec beaucoup de fruit , observant toûjours les Reglemens qui leur avoient été prescrits par leur premier Directeur, que Ma

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