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Moines à Alcala de Hennarez. Les Monasteres de la province d'AnDES.Basi-dalousie , sont ceux de sainte Marie d'Oviedo au diocese de LE EN ES- Jaën, de Notre-Dame de l'Esperance à las Posadas , de No.

tre-Dame de la Paix à Cordoue, de saint Basile à Grenade, de Notre-Dame de Cazzaglia, de saint Basile de Villa-NovaDell'Arzovifpo , & le college de saint Basile de Seville.

Ces Religieux sont soumis au General de l'Ordre de faint Basile en Italie. Ils ont un vicaire general que les deux provinces élisent, & il doit être confirmé par le general, qui le peut revoquer quand bon lui semble. Mais quoiqu'ils soient sou. mis au general de cet Ordre en Italie , & que les Italiens officient selon le rit grec , ils officient neanmoins selon le rit latin. Chaque province tient tous les trois ans le chapitre provincial : celle de Castille le samedi de la seconde semaine d'après Pâques, & celle d'Andalousie la veille de la Pentecôte , & le vicaire general preside à ces chapitres. Ceux qui ont droit d'yaslister, sont les provinciaux , leurs secretai. res, les définiteurs, les peres de province, les abbés actuel. lement superieurs des Monasteres , le procureur qui reside à la cour du roi , & les lecteurs en theologie. Si les fuperieurs n'y peuvent pas aller, ils envoyent à leurs places des discrets qui sont élus par les Religieux de leurs communautés, & tiennent dans le chapitre le rang que devroient avoir ceux qui les envoyent. L'office des superieurs ne dure que trois ans, ils ne peuvent être continués, & il faut qu'ils vaquent pendant six ans avant que de pouvoir être élus de nouveau. Les abbés particuliers des Monasteres sont élus

par

la communauté. Ils ont dans chaque province deux colleges de theologie & de philosophie,& deux pour les liumanites. Il ne peut pas y avoir plus de dix docteurs dans l'une & l'autre de ces provinces, dont il y en a huit qui doivent avoir enseigné pendant neuf ans, & avoir presidé à huit actes publics ; & les deux autres ne peuvent recevoir ce degré, qu'après avoir prêché pendant seize ans dans les plus celebres cathedrales & universités da royaume.

ils mangent de la viande aux jours qui sont permis par l'église, & outre les jeûnes qu'elle ordonne , ils jeûnent encore pendant l'avent , tous les vendredis de l'année , les veilles des fêtes de la sainte Vierge & de saint Bafile. Tous les mer credis & vendredis de l'avent , & pendant le carême , les

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lundis , mercredis & vendredis, ils prennent la discipline. Moines Ils vont deux jours de la semaine au travail en commun. L'été DES. Basiils se levent à minuit pour dire matines , & l'hiver à trois heu-LE EN ESres. Ils ont une heure d'oraison mentale après prime, & une autre heure après complies. Dans les colleges elle est seule. ment de demi-heure le matin , & de demi - heure l'après dîné; & tous les vendredis , ils disent leur coulpe au chapitre.

Quant à leur habillement il consiste en une robe & scapu. laire de serge noire & un capuce assez ample atraché au Icapulaire. A l'église & quand ils sortent, ils portent une grande coule Monachale comme ceux d'Italie. Les Benedictins les ayanc inquietés à ce sujet, prétendant qu'ils ne devoient

pas porter de coule , apparemment sur ce que le pape Clement VIII. l'avoit ainsi déclaré l'an 1603. lorsqu'il détermina quel devoit être l'habillement des reformes de cet Ordre, l'affaire fut portée à la congregation des rits, quiordonna par un decret du 27. Septembre 1659. que les Religieux de saint Basile en Espagne pouvoient porter la coule,ce qui fut confirmé par un bref d'Alexandre VII. du 24. Decembre de la même année. Les freres convers ont le même habillement que les prê. tres, excepté qu'ils ne portent point de coule. Les Donnés ont une tunique comme les autres avec un scapulaire de la largeur d’un palme sans capuce. Ils reçoivent aussi des oblats qui se donnent à eux & leurs biens à la religion. Ils ont le mê. me habillement que les freres Donnés, excepté que le scapulaire n'a que quatre palmnes de longueur & un de largeur, & que la tunique ne descend que jusqu'aux genoux.

. Alphonf. Clavel, Antiquedad della Religion. de S. Bafilio. Apollin d’Agresta , Vit. di S. Bafilio part. s. cap. 9. Bullar Roman. Tom. 2. 4. & 5. & Philip. Bonanpi, Catalog. ord. Religios. part. I.

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DON.

MOINES DE S. BASILE RE

CHAPITRE XXVI. FORME's, APPELLE'S de Tar-Des Moines de saint Bafile, Reformés , appellés de Tardon.

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E fur environ l'an 1557. que le P. Matthieu della-Fuente

dont nous avons parlé dans le chapitre précedent, s'étant retiré avec quelques compagnons aux montagnes de Serra de Morena dans la province d'Andalousie , y bâtic un ermitage dans un lieu appellé Tardon au diocese de Cordoue; mais le nombre de ses disciples s'augmentant tous les jours, & l'ermitage de Tardon se trouvant trop petit pour les contenir tous, il en bâtit un second à Valle-de-Guillos au dio. cese de Seville. Ils y vaquoient à la contemplation, travail. loient des mains pour avoir leur subsistance , menoient une vie pauvre & retirée, maceroient leur chair par des mortifications & des penitences extraordinaires, ne demandoient point l'aumône , refusoient même d'accepter celles qu'on seur offroit. Le P. Ambroise Marian qui a été dans la suite un des plus fermes appuis de la reforme des Carmes Déchauffés, prit l’habit dans cet ermitage l'an 1562. & ses confreres se servirent du credit qu'il avoit à la cour d'Espagne, pour faire approuver par le pape leur maniere de vivre. Il alla sujet à Rome avec des lettres de recommandation de plu. sieurs grands d'Espagne ; entr'autres du prince Rui Gomez, & il en obrint auili de sa majesté Catholique adressées à son ambassadeur à Rome. Le pape Pie IV. qui gouvernoit pour lors l'église , & qui avoit resolu de n'approuver aucune nouvelle religion, ne voulut point accorder autre chose à ses Soli. taires, que de s'unir avec quelques corps de religion approu. vée,dont ils feroient profession;& il accorda aux fortes follici. tations du prince Rui Gomez qu'ils puslent suivre la regle des Carmes, qu'il jugeoit la plus conforme à leur maniere de vie solitaire. Ils ne purent neanmoins s'accoûtumer à l'observance de cette regle, telle qu'elle avoit été donnée aux Carines par le patriarche Albert ; c'est pourquoi l'évêque de Cordoue leur conteilla de suivre la regle de saint Basile, qu'ils voulurent observer dans toute la rigueur, ne vivant que de leur travail. Ils firent ensuite profesion entre les mains de ce

pour ce

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