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ANCIEN

vû à Constantinople dans le Monastere de Philantropos, cinq NES REGLES D'O- cens Moines de l'Ordre de S. Pachome.

Rosvveid,Vit PP. Bolland, Ait. Ss. 14. Maii. De Tillem. Tone, 13; Mem. pour l'Hift. Ecclef. Tom. 7. & 8. Fleuri , Hift. Ecclef. Spicileg

Tom. 3. & 4.

RIENT.

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114.

CH A P II RE X V.

& Bulceau :

rient.

Ibid.

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Des regles de saint Isaïe , de saint Macaire et de quelques

autres Peres de la vie monastique en Orient. A pro

Pre's avoir parlé des Ordres de S. Antoine & de S.

Pachome ; & avant que de décrire l'origine & le grès de celui de S. Basile ; nous dirons un mot de quelques autres peres de la vie monastique d'Orient,dont quelques-uns

ont été disciples de S. Antoine & de S. Pachome , & dont Col. Regul.

les regles ont été recueillies par S. Benoît d'Aniane. Il s'en Hift. Mo. trouve une sous le nom de l'abbé Isaïe qui est propre pour waft. d'O-les Ermites, principalement pour les novices : mais on ne

sçait quel étoit son Monastere , l'on conjecture que cet Abbé pourroit bien avoir vécu dans l'Egypte ou la Thebaïde. Il y en a encore une dans le code des regles , composé par deux Ss. Macaires , par S. Serapion , par S. Paphnuce, & par

& trente quatre autres abbés. Cet abbé Serapion, est Serapion de Nitrie , ou Serapion d’Arsinoé. Saint Paphnuce étoit celui quigouvernoit un Monastere situé près d'Heraclée ville de la basse Thebaïde , ou plûtôt Paphnuce Bubale prêtre du desert de Sceris. Les deux Macaires sont sans doute les disciples de S. Antoine , & l'ancien ou l’Egyptien, & font differens d'un autre Macaire l’Alexandrin ou le jeune , dont on voit aussi une regle. Celui-ci étoit d’Alexandrie, lequel ayanc quité l'emploi qu'il exerçoit, embrassa la vie religieuse , & futun prodige de mortification & d'abstinence. Pour repousser les attaques de la volupté, il s'exposa nud dans un lieu plein de mouches, & y demeura pendant six mois ; de sorte qu'il en

у sortit tout defigurécomnie un lepreux. Il álla une fois à Ta. benne vêtu comme un artisan ; & sans se faire connoître , il fut admis dans la Communauté. Mais ensuite S. Pachome de reconnut par revelation , & fut surpris de la rigueur de sa

penitence ;

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T. 1. P.260.

Ancien Moine de la Palestine.

29

*r...

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penitence ; car il se tint debout pendant le carême, mangea ANCIEN. feulement, ou plûtôt,il fit semblant de manger un peu de le-NES RECLES

D'ORIINT gumes chaque Dimanche. Il rétourna en Egypte & continua d'y servir Dieu. Il avoit diverses cellules, & demeuroit tantôt dans le desert de Nitrie , tantôt dans celui de Scétis,& encore ailleurs. Enfin la mort arriva vers le commencement du cin. quiéme siecle, & l'on prétend qu'il avoit sous sa conduite cinq mille Moines. Quelques-unsuruytut que la regle qui elt sous son nom,n'a point été écrite ni diaée par lui; mais que c'est feulement un recueil de ses maximes, & de l'observance reguliere qui se pratiquoit dans ses Monasteres , & que l'auteur de cette regle n'a vécu qu'après S. Jerôme. On attribue encore une regle monastique à S. Posthume abbé de Pisper, qui fucceda à S. Macaire dans le gouvernement des Moines done faint Antoine lui avoit laissé la conduite ; & le diacre Vigile fit une collection des maximes & des coûtuines des anciens Moines , sous le nom de regle orientale.

Il y a eu sans doute d'autres regles dont on n'a point de Caslian. connoissance ; car en Orient ausi bien qu'en Occident, il youc.c.2.

lib.z.inftiavoit presque autant de regles que de Monasteres , selon ce que dit Castien. La plậpart en avoient d'écrites quelques-uns Joan. Maobservoient seulement ce qu'ils avoient appris de leurs anciens & qu'une suite de rems sans interruption y avoit fait recevoir rom, 1.lib. comme loi ; d'autres n'avoient pour regles que la volonté de leurs superieurs. Comme toutes ces regles soit écrites ou verbales, tendoienc toutes à une même fin , qui étoit de ne son. ger uniquement qu'à Dieu , & de ne s'occuper qu'aux choses Ipirituelles en se debarassant de tout ce qui pouvoit y apporter quelqu'obstacle ; c'est ce qui faisoit que chaque Monastere n'étoit pas si attaché à une regle, qu'il n'en observâc encore quelques autres , selon que l'abbé le jugeoit à propos: desorte que dans un même Monastere l'on observoit plusieurs regles écrites, ausquelles on retranchoit,ou l'on ajoûtoit ce qui sembloit plus convenable à ce Monastere , eu égard au lieu où il étoit situé , & au tems auquel on introduisoit cette regle.Cependant parmi une si grande diversité de regles , il y avoie une si grande union entre les Moines, qu'ils sembloient ne former qu'une mêmecongregation par rapport aux observan. ces & aux vêtemens qui étoient uniformes ; c'est pourquoi on passoit aisément d'un Monastere en un autre , non seulement Tome I.

X

bill, annak Benedi&.

L

LAURIS DE LA PA LISTINE.

CHAPII I XVI..

Des anciennes Laures de la Palestine. 'On peut regarder encore comme des instituts parti

culiers ces anciennes Laures qui ont été si celebres en Orient. L'on entend par le muc de Laure une demeure de solitaires qui logeoient dans des cellules éloignées les unes des autres par une distance raisonnable, & vivoient en sociecé sous l'obéissance d'un superieur. La premiere de ces Laures fut fondée

par S. Chariton. Ceux qui ont donné la vie de ce Saint disent qu'il étoit d'Icogne capitale deLycaonie:qu'aïant embrassé le Christianisme, il en accomplit si bien les devoirs, que sa piecé le distingua du commun des fideles , & l'exposa davantage aux violences des Payens qui se faisirent de lui pendant la persecution excitée sous l'empire d'Aurelien:qu'il souffrit de cruels tourmens avec beaucoup de constance ; & qu'ayant été jeccé en prison, il en sortit après la mort d'Au. relien qui fut tué l'an 275. qu'étant en liberté il alla à Jeru. salem où il fonda à six milles de cerre ville la. Laure de Pha. ran, dont l'église fut dédiée par S. Macaire évêque de Jerufalem : qu'il fonda ensuite deux autres Laures,l'une vers Jericho, & l'autre dans le desert de Theuca , dans lesquelles il eut plusieurs disciples : & qu'enfin il mouruç vers l'an 340. .

Mais quoique le cardinal Baronius dans les annales eccle.

siastiques, dise que les actes de ce Saint soient fideles, néanDeTillem. moins M. de Tillemont ne les croit pas d'une grande autori. bijt. des cé, fe persuadant que Metaphraste qui est le premier auteur

de cette vie, & qui declare que n'ayant point eu de memoires dhift. Eco

pour l'écrire, il ne l'avoit composée que sur la simple tradiolef. Tom.

tion , avoit confondu aussi-bien que les autres Grecs , deux Charitons, l’un confesseur ou marryr du tems des perfecụ. teurs, l'autre fondateur de plusieurs Monasteres.

Une des principales raisons sur lesquelles ce sçavant critique s'appuye , c'est que

s'il eroit vrai

que

S. Charicon eûc fondé fes Laures dans la Palestine après la mort d’Aurelien, qui ar. riva, comme nous avons dit, l'an 275. cela ne pourroit s'ac- . corder avec ce que dit S. Jerôme, que saint Hilarion a été le

Baronius

ad ann.

275.8. ,. fiastiques, dile

Em. Tom. 3. p. 118.

4. p. 68 2.

(bid.

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